TRAITEMENT AYURVÉDIQUE

TRAITEMENT AYURVÉDIQUE

Traitement ayurvédique – méthodes holistiques de rétablissement de la santé ?

Qu’est-ce qu’on observe dans le processus de rétablissement ?

La santé est la propriété la plus précieuse de chacun. Elle est le facteur de premier plan pour une vie de valeur. Chacun de nous grandit avec des idées définies transmises par nos parents, traditions sociales et recommandations venant de la science médicale de l’Occident. Connue comme allopathique, une notion établie par le père de l’homéopathie occidentale Samuel Hahnemann en 1810.

Les conceptions contemporaines de la santé et des changements pathologiques associés à la maladie sont à un certain degré influencées entièrement par la science médicale de l’Occident. Nous découvrons dans un plan historique que le prédécesseur de notre médecine, il y a plusieurs millénaires, est l’Ayurvéda. Elle est connue sous la notion de médecine holistique parce qu’elle repose sur la compréhension du lien entre les états physique, émotionnel et spirituel de chaque être humain. La notion vient du mot grec « holos » – entier.

En suivant les idées de l’autre science orientale yoga, elle estime que le facteur le plus important pour le traitement et la détection de la cause de l’apparition des symptômes décrivant la maladie. D’après l’Ayurvéda, les troubles principaux peuvent se situer tant dans la condition physique que la condition psychologique du patient. Elle donc cherche à éliminer la cause pour guérir la maladie d’une manière prudente et douce, sans en laisser des conséquences et des conditions favorables au retour des symptômes.

 
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L’Ayurvéda et la médecine classique

Si nous traçons un parallèle entre la science médicale classique et l’Ayurvéda, nous établirons des différences importantes dans le mode d’action. La science occidentale divise l’organisme à des organes et systèmes anatomiques reliés dans un aspect physiologique. Nous connaissons la division des spécialistes en cardiologues, endocrinologues, orthopédistes, néphrologues, neurologues, pédiatres, etc., chacun d’eux étant responsable d’une chose spécifique, souvent sans se conformer entièrement à l’intervention précédente d’un collègue au processus de traitement.

Tout au contraire, le médecin ayurvédique est formé et préparé à suivre les huit branches de l’Ayurvéda – Kaya-chikitsa (médecine générale), Bala-chikitsa (pédiatrie), Graha-chikitsa (psychiatrie), Urdvanga-chikitsa (maladies de la tête et de la gorge), Shalya-chikitsa (chirurgie), Damshrta-chikitsa (toxicologie), Jara-chikitsa (gériatrie), Vrushya-chikitsa (médecine reproductive). Par cela, il recouvre donc presque tous les aspects des troubles possibles de la santé.

La médecine ayurvédique se distingue essentiellement de la médecine classique occidentale par sa conception fondamentale de la vie et de la santé. Dès la formation du corps humain est formée l’idée fondamentale de l’unité provenant d’une seule cellule, produit de la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde. Cette seule cellule se divise en un nombre d’autres cellules qui subséquemment se spécialisent et se différentient en tissus qui de leur part forment des organes ayant leurs propres processus physiologiques. Mais il y a au début une seule cellule qui, se répliquant plusieurs fois, est profondément liée à chacune des autres dans la chaine.

Au-delà de cette structure cellulaire du corps humain, l’Ayurvéda héberge les idées de lien direct avec l’esprit et la présence de la notion d’« âme ».  Quand un trouble morbide apparaît, il peut souvent embrasser tous les trois aspects de l’être humain.

Nous connaissons les diagnoses de la médecine classique de l’Occident. On est guidé par l’idée que si la diagnose correcte était définie, le traitement sera effectif et approprié. Il est bon de garder à l’esprit que, dans l’Ayurveda, on n’utilise pas les mêmes termes décrits dans l’histoire médicale du patient. L’idée même de la maladie est différente. La règle principale est :

  • Si les trois énergies Vata, Pitta et Kapha sont en état d’équilibre, on jouit d’une bonne santé.
  • Quand ces mêmes énergies sont en état déséquilibré, le trouble morbide commence. Si une des énergies est engagée, la santé est légèrement changée. L’implication de deux énergies en état de déséquilibre entraîne des changements pathologiques graves. La présence d’un déséquilibre dans les trois énergies est définie comme une maladie grave, longue et difficile à traiter.

 

Qu’est-ce qui est « le traitement d’une maladie » dans l’Ayurvéda ?

Nous pouvons comprendre que la notion de « traitement d’une maladie » n’est pas correcte comme affirmation quand il s’agit de l’Ayurvéda. L’affirmation plus correcte aurait été l’équilibre des énergies déséquilibrées impliquées dans le processus de la maladie.

Dans cet aspect, il est bon de savoir que chacune des trois grandes énergies ont certaines qualités, qui sont :

L’énergie Vata est caractérisée par :

  • Rooksha – sécheresse
  • Laghu – légèreté
  • Sheeta – froideur
  • Khara – rugosité
  • Sookshma – précision
  • Chala – dynamisme

L’énergie Pitta est caractérisée par :

  • Sashneha – légèrement grasse
  • Teekshna – pénétrant profondément dans les tissus
  • Ushna – chaleur
  • Laghu – légèreté
  • Visram – odeur désagréable
  • Sara – faible mobilité
  • Drava – liquide

L’énergie Kapha est caractérisée par :

  • Snighdna – grasse
  • Sheeta – froideur
  • Guru – lourde
  • Manda – molle
  • Shlakshana – lisse
  • Mrustna – comme une gelée
  • Sthira – fixe et stable

Chacune de ces qualités, pouvant être réduite ou augmentée en termes de manifestation, amènera à certains symptômes associés à des sens caractéristiques à une des trois énergies.

Si nous divisons de manière conditionnelle le corps en trois parties pour qu’il soit plus facile à comprendre, nous pouvons indiquer trois zones d’impact plus exprimé de ces énergies.

Zone 1 – du sommet de la tête jusqu’une ligne virtuelle passant par la partie inférieure de la cage thoracique.

Les caractéristiques de l’énergie Kapha sont plus souvent manifestées dans cette zone. Des processus congestifs y sont typiques, la déposition d’un liquide huileux, lourd et humide, semblable à mucus. Les rhumes, des grippes, la toux, etc. vous sont bien connus. Les sécrétions sortant de cette partie du corps par la bouche et le nez sont typiques au déséquilibre de l’énergie Kapha.

Zone 2 – de la partie inférieure de la poitrine jusqu’à la ligne passant par le nombril.

Les caractéristiques de l’énergie Pitta se manifestent ici. La sensation de brulure, acidité, une douleur profonde semblable à des coliques y est typique. Vous connaissez les troubles de digestion, la lourdeur dans la zone abdominale, le sens de faim si le système digestif est vide. Les troubles de digestion sont souvent associés au déséquilibre de l’énergie Pitta.

Zone 3 – de la ligne passant par le nombril jusqu’aux plantes des pieds.

Elle est liée aux manifestations des caractéristiques de l’énergie Vata. Des douleurs articulaires, des spasmes musculaires, engourdissement des extrémités, sensation de faiblesse ou hypertonie y sont typiques.  Les troubles dans les fonctions motrices du corps sont souvent associés à un déséquilibre de l’énergie Vata.

Pour ne pas créer une idée incorrecte, il est important de savoir que les trois énergies sont partout dans le corps mais leur effet est plus prononcé dans les trois zones décrites. Nous pouvons donc établir l’existence d’anomalies pathologiques définies comme une maladie.

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Résultats diagnostiques dans l’Ayurvéda

Dans l’aspect curatif de l’Ayurvéda on ne peut pas dire qu’on utilise notre nomenclature diagnostique différentiée. Lors de la consultation avec un médecin ayurvédique vous entendrez surtout le mot Vikruti qui est interprété comme déséquilibre énergétique.

Nous rencontrons deux variantes du déséquilibre – état augmenté de l’énergie Vriddhi ou réduction de l’énergie Kshaya.

Pour comprendre la nature de Vikruti, il est important de savoir que toutes les trois énergies sont liées l’une à l’autre et si l’une d’elle va dans la direction de Vriddhi, une autre ira dans le direction de Kshaya.

Par exemple, si vous avez des sécrétions accumulées dans les poumons, on aura Kapha Vriddhi et Pitta Kshaya – augmentation de Kapha et réduction de Pitta. Par exemple, en cas d’acidité augmentée dans l’estomac nous aurons Pitta Vriddhi et Kapha Kshaya. Pour réduire cette condition, nous devrons réduire le Pitta augmenté.

Examinant le processus morbide Samprapti isolément, nous chercherons surtout l’aspect de Vriddhi, l’accumulation de plus d’énergie dans une zone donnée.

Mais comment comprendre l’impact de ce déséquilibre sur l’organisme ?

  • Le déséquilibre du dosha est un état de morbidité
  • Le déséquilibre du Dhatu est un état de morbidité
  • Le déséquilibre de l’Agni est un état de morbidité

On observe ces trois aspects de l’organisme – l’état perturbé de l’énergie, la manifestation du niveau de l’Agni et la profondeur de l’impact sur le Dhatu.

« Agni » est une notion liée à la puissance de la digestion – la digestion des aliments et sa transformation métabolique à tous les tissus. Le système digestif est la partie en tête de l’organisme, étant lié à l’apport d’aliments et à leur préparation pour la digestion et l’absorption ultérieure de substances donnant de l’énergie pour que le corps existe. C’est là que la cause du désordre de la santé se trouve souvent, les dysfonctionnements de l’Agni.

On distingue quelques types d’Agni qui sont associés à l’impact des trois énergies :

  • Sama agni – digestion balancée et forte qui décompose tout sans problèmes. C’est la meilleure condition du fonctionnement du système digestif.

Quand une énergie particulière est accumulée, des troubles spécifiques apparaissent dans les fonctions de l’Agni, menant à la formation de toxines Ama.

  • Vishama Agni – la spécificité de cette condition métabolique est associée à l’accumulation de l’énergie Vata. Nous savons que le processus digestif nécessite une chaleur spécifique qui est la qualité de premier plan. Vata avec ses caractéristiques de sécheresse, légèreté, froideur et dynamisme provoque l’augmentation ou la réduction de cette chaleur. Cela crée un sentiment d’inconstance – la digestion est parfois augmentée ou affaiblie.
  • Tikshna Agni – intervention de plus d’énergie Pitta sur la puissance de la digestion. Les caractéristiques de chaleur, légèreté, acuité renforcer l’Agni mais leurs valeurs augmentées résulteront en processus métaboliques accélérés et intenses liés au système digestif. La digestion est accélérée, la sensation de faim est augmentée. Les aliments passent rapidement à travers le système digestif avec une sensation d’acidité excessive.
  • Manda Agni – quand plus d’énergie Kapha est accumulée dans le processus de digestion, on observe un retard dans les processus métaboliques. Les caractéristiques de lourdeur, onctuosité, froideur, douceur contre la chaleur du processus digestif créent un processus lent et lourd de digestion des aliments. La sensation de la faim diminue brusquement, cédant l’espace au manque d’envie de consommer des aliments.

La spécificité de l’Agni – le feu digestif, est extrêmement importante pour déterminer l’état métabolique de l’organisme. Cette force transformante de l’organisme est liée au transfert d’énergie vers les tissus différents qui le constituent. La nourriture est liée à la formation et le maintien de toutes les structures qui constituent l’organisme.

Pour cette raison il est extrêmement important de trouver cet état de transformation entre les tissus individuels qui est défini comme Dhatu.

Il y a 7 niveaux de transformation des tissus :

  • Rasa – la transformation de la pulpe alimentaire au plasma, à la lymphe, au liquide intercellulaire. Une substance aqueuse participant également à la formation du lait maternel et du liquide menstruel. Cette zone transformante est associée à l’alimentation des tissus. L’élément principal est l’eau, la densité est augmentée, les propriétés sont liquide, froid, humide, mou, lourd, ce qui définit Rasa Dathu comme l’essence principale pour le maintien de l’énergie Kapha.
  • Rakta – la transformation de l’énergie alimentaire du niveau précédent à la formation du sang. Le mot même de Rakta porte son sens de « coloré, rougeâtre ». Elle crée de la chaleur dans le domaine du corps et de l’esprit. Les propriétés de rakta sont semblables à ceux de l’énergie Pitta qui, en soi, veut dire que cette zone transformationnelle maintient l’essence chaude de l’organisme.
  • Mamsa – transformation de l’énergie alimentaire du niveau du rakta vers la formation du tissus musculaire. Le mot même signifie « chaire, viande ». La qualité principale formée est la force, complétée par stabilité, densité. Nous retrouvons ici l’élément de la terre et la pénétration de l’élément du feu. À un grand degré, les énergies Kapha et Pitta jouent un rôle principal dans cette zone.
  • Médas – la transformation de l’énergie du niveau de mamsa pour la formation du tissu adipeux. Le sens de ce mot est exactement « graisse ». Une sorte de stockage des éléments de l’eau et de la terre, cette essence est associée à amollissement, humidification et protection contre la perte de chaleur de l’organisme. Là encore, nous voyons des qualités fondamentales de l’énergie Kapha.
  • Asthi – la transformation de l’énergie du niveau de médas pour la formation du tissu osseux. Le mot est exactement traduit comme « os ». L’appareil locomoteur est responsable de la rigidité structurelle. Pour cette raison la propriété principale est Dharana – maintenir le corps en position verticale. Nous pouvons voir ici la forte influence de l’énergie Vata. Quand elle augmentée, on verra une réduction de la propriété de densité. Quand Vata est réduit, Asthi Dhatu est augmenté.
  • Majja – transformation de l’énergie du niveau d’Asthi à l’intérieur vers la moelle osseuse ou le tissu nerveux. C’est la substance qui remplit la cavité des os. Si nous réfléchissons un peu, le tissu oculaire, le cerveau sont aussi associés à Majja Dhatu. La propriété principale est Poorana – remplir la cavité des os. L’énergie Kapha a une forte influence ici.
  • Shukra – l’essence de Majja qui passe dans les tissus de la reproduction – les cellules reproductrices de l’homme et de la femme. La propriété essentielle est Garbhotpadana – la reproduction de la progéniture. L’énergie Kapha a aussi une forte influence ici.

En passant théoriquement par les trois aspects du déséquilibre de l’énergie (dosha), agni et dathu, nous pouvons observer les aspects du Sama – l’équilibre, Kshaya – le dosha diminué et Vriddhi – le dosha augmenté qui déterminent la gravité de la maladie.

 
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Quelles maladies peut guérir l’Ayurvéda ?

D’après la science ancienne de l’Inde nous pouvons diviser les maladies en deux types :

  • Sadhya – des maladies guérissables
    • Sukha Sadhya – facilement guérissables
    • Krichra Sadhya – difficilement guérissables
  • Asadhya – non guérissables
    • Yapya – administration de médicaments ayurvédiques jusqu’à la mort du patient
    • Anupakrama – maladies qu’on ne peut pas guérir, complètement non guérissables.

Nous pouvons présenter la classification des maladies que l’Ayurvéda peut guérir. Elles sont divisées en groupes déterminés.

Samanya Vyadhi

Maladies causées par le déséquilibre d’une, deux ou toutes les trois énergies Vata, Pitta, Kapha. Agantu Vyadhis – maladies causées par des facteurs externes – sont également inclues dans cette catégorie.

  • 8 types d’Ugara rogas – maladies de la région abdominale
  • 8 types de Mutraghata – maladies à rétention d’urine
  • 8 types de Ksheera doshas – troubles du lait maternel
  • 8 types de Veerya Vikaras – troubles du sperme
  • 7 types de Kushta – maladies de la peau
  • 7 types de Prameha Pidakas – problèmes de la peau causés par le diabète
  • 7 types de Visarpa – maladies associées à l’érésipèle ou l’herpès
  • 6 types d’Atisara – trouble du type de la diarrhée
  • 6 types d’Udavarta – trouble associé à la rétention des besoins naturels d’urination et défécation.
  • 5 types de Gulma – processus associés à la formation de tumeurs dans la cavité abdominale
  • 5 types de Pleeha – processus associés à splénomégalie
  • 5 types de Kasa – maladies dont le symptôme principale est la toux
  • 5 types de Shwasa – conditions associées à dyspnée et troubles respiratoires
  • 5 types de Hikka – conditions associées au symptôme du hoquet
  • 5 types de Trishna – troubles associés à une sensation de soif augmentée
  • 5 types de Chardi – troubles associés à vomissement
  • 5 types d’Aruchi – problèmes associés à la perte d’appétit et de goût
  • 5 types de Shiroroga – troubles associés au symptôme de mal de tête
  • 5 types de Hridroga – maladies cardiaques
  • 5 types de Panduroga – types divers d’anémie
  • 5 types d’Unmada – états associés à des idées maniaques
  • 4 types d’Apasmara – états associés à l’épilepsie
  • 4 types de Netra roga – maladies des yeux
  • 4 types de Karna roga – maladies des oreilles
  • 4 types de Pratishyaya – états associés à des coups de froid
  • 4 types de Mukha roga – maladies localisées dans la bouche
  • 4 types de Grahani roga – maladies du duodénum, troubles de l’absorption des aliments
  • 4 types de Mada – états associés à intoxication
  • 4 types de Murcha – troubles associés à évanouissements et perte de conscience
  • 4 types de Shosha – états associés à une perte rapide de poids corporel
  • 4 types de Napunsakata – troubles associés à l’impuissance sexuelle
  • 3 types de Shotha – troubles associés à des enflures
  • 3 types de Kilasa – troubles associés à la condition de leucoderme (vitiligo)
  • 3 types de Raktapitta – états associés à des hémorragies
  • 2 types de Jwara – troubles associés à une température corporelle augmentée
  • 2 types de Vrana – maladies associées au développement d’ulcères et l’apparition de plaies
  • 2 types d’Ayama – troubles associés à la posture
  • 2 types de Gridhrasi – maladies du nerf ischiatique
  • 2 types de Kamala – troubles associés à la jaunisse
  • 2 types d’Ama – conditions associées à l’état immature de la digestion
  • 2 types de Vatarakta – troubles associés à la goutte
  • 2 types d’Archa – troubles associés à l’apparition de hémorroïdes
  • Urustambha – condition associée à la rigidité des muscles
  • Sanyasa – condition semblable au coma ou résultant d’un syncope
  • Mahagada – déviations psychiques
  • 20 types de Krimi Rogas – intoxication par des parasytes
  • 20 types de Prameha – conditions associées à des troubles urinaires et diabète
  • 20 types d’Yoni Vyapat – maladies impliquant le vagin.

Nanatmaja Vyadhi

Des maladies causés par le déséquilibre d’une seule énergie :

  • Vata Nanatmaja Vyadhis maladies causées par déséquilibre de l’énergie Vata seulement. Elles comptent environ 80 types de troubles.
  • Pitta Nanatmaja Vyadhis – maladies causées par déséquilibre de l’énergie Pitta seulement. Elles comprennent environ 40 types de troubles.
  • Kapha Nanatmaja Vyadhis – maladies causées par déséquilibre de l’énergie Kapha seulement. Elles compte environs 20 types de troubles de la santé.

 

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Types de maladies

Prabhava Bheda –  la possibilité de traitement de la maladie y est présente

  • Saadhya Vyadhi – maladies guérissables ;
  • Asaadhya Vyadhi – maladies non guérissables.

Bala Bheda – basé sur la sévérité de la maladie

  • Mrudu Vyadhi – des maladies de faible sévérité ou des maladies faibles
  • Daaruna Vyadhi – des maladies à un niveau élevé de complications, trouble grave.

Adhisthtana Bheda – basé sur la zone de l’organisme spécifique qui est affectée

  • Mano Adhishtita Vyadhi – maladies affectant l’esprit ou des troubles psychiques ;
  • Shareera Adhishtita Vyadhi –  maladies affectant le corps ou maladies physiques.

Nimitta Bheda – basé sur la cause de la maladie

  • Swa-dhatu vaishamya nimitta vyadhi – troubles dans les éléments supportant l’organisme – maladies causées par le déséquilibre d’énergie, dhatus – tissus, upadhatus – tissus sous-jacents;
  • Le trouble peut être sous la forme de vriddhi – augmentation anormale de tissus ou kshaya – dégradation de tissus. Appelés également Nija Rogas ou Nija Vyadhis ;
  • Aagantu nimitta vyadhi – maladies causées par des facteurs externes tels que traumatisme et d’autres.

Aashaya Bheda – suivant les organes internes affectés

  • Aamashaya samuttha vyadhi – des maladies en provenance de l’estomac et l’intestin grêle ;
  • Pakwashaya Samuttha vyadhi – des maladies provenant du côlon

Shalya Bheda – des maladies basées sur une classification chirurgienne

  • Shastra sadhya – des maladies guérissables par des procédures chirurgiennes ;
  • Swedadi kriya saadhya – des maladies qui peuvent être guéries par un traitement utilisant une méthode de brûlure ou par vapeur chaude.

Prakruta-Vaikruta Bheda – selon l’influence saisonnière

  • Prakruta Vyadhi – maladies saisonnières – chaque énergie a une saison qui l’aggrave et la rend capable de causer une maladie. Par exemple, l’énergie Vata est aggravée et cause des maladies pendant la saison Varsha ritu – l’été, l’énergie Pitta est perturbée, tendant à causes des maladies pendant la saison Sharad ritu – l’automne et l’énergie Kapha est perturbée, causant des maladies pendant la saison Vasanta Ritu – le printemps.
  • Si l’énergie qui est naturellement perturbée pendant sa saison cause des maladies pendant la même saison, cette maladie ou Vyadhi s’appelle Prakrutha Vyadhi parce qu’elle apparaît dans le prakrutha kala de l’énergie (la saison où l’énergie spécifique augmente naturellement).
  • Vakrutha Vyadhi – maladies non saisonnières – c’est le contraire des troubles Prakrutha Vyadhi. Dans ce cas l’énergie qui n’est pas naturellement perturbée dans une saison donnée cause une maladie pendant cette même saison et la maladie sera appelée Vaikrutha Vyadhi. Par exemple, Vata ne s’aggrave pas pendant Sharad ritu – l’automne qui est la saison de l’aggravation de Pitta. Mais si Vata cause une maladie pendant Sharad ritu, cette maladie sera appelée Vaikrutha Vyadhi.

Anubandhya – Anubandha – selon l’association à la cause :

  • Anubandhya ou Swatantra Vyadhi – cette maladie qui se manifeste à partir de ses facteurs causaux (facteurs mentionnés dans les textes de l’Ayurvéda), apparaissant par ses signes et symptômes classiques et étant soulagée par les traitements et les médicaments indiqués. Autrement dit, une maladie qui se manifeste indépendamment, ayant ses signes et symptômes particuliers et ses traitements spécifiques indiqués pour son guérison s’appelle Anubandhya Vyadhi. Ces maladies tombent à la catégorie des maladies primaires.

Par exemple: Le trouble d’Amlapitta (hyperacidité, maladies peptides acides) est manifesté sous l’effet de facteurs nuisibles qui augmentent l’énergie Pitta – tels que la consommation d’aliments chauds, épicés, aigres, etc. Il se manifeste par des symptômes tels que mauvaise digestion avipaka, sensation de vomissement utklesha, avalement aigre et amer amla tikta udgaara, sensation de lourdeur dans l’organisme gouvara, etc. Pour soulager Pitta, on utilise des facteurs apaisants tels que des aliments riches en saveurs sucrées, amères et âpres, etc.

Ainsi, Amlapitta est-elle Anubandhya ou Swatantra Vyadhi.

  • Anubandha Vyadhi ou Paratantra Vyadhi – maladie causée par une autre maladie, se manifestant par les signes et les symptômes d’une autre maladie et traitée bien par les thérapies ou les médicaments d’une autre maladie s’appelle Paratantra ou Anubandha Vyadhi.

De nos jours elle peut être appelée secondaire ou associée à une autre maladie. Cette maladie ne se manifeste pas indépendamment mais se développe sur le fond d’une autre (maladie primaire).

Poorvaja Vyadhi et Paschat Jaata Vyadhi (avertissement et complications)

Ces deux types de troubles sont associés à Anubandha ou Paratantra Vyadhi :

  • Poorvaja Vyadhi – c’est la maladie présente avant sa manifestation anubandha vyadhi. La maladie secondaire ici se manifeste à partir de la maladie primaire. La maladie primaire est la cause de la maladie secondaire. La maladie principale ici s’appelle Poorvaja vyadhi (maladie existante sur le fond de la maladie secondaire). Poorvaja vyadhi est purvarupa – un trouble avertissant de l’apparition subséquente d’anubandha vyadhi – la maladie secondaire.
  • Paschat Jaata Vyadhi – c’est une maladie qui se manifeste comme conséquence d’anubandha Vvyadhi – la maladie secondaire. De cette manière le trouble secondaire génère la cause et Parvarupa (le trouble avertissant) de Paschat Jaata Vidyadhi qui s’appelle également Upadrava ou complications de la maladie.

À partir du Karma – les actions humaines

  • Pratyutpanna Karmaja – des maladies découlant des actes ou des péchés commis dès la présente naissance ;
  • Poorvakarmaja Vyadhi – maladie provenant des actes ou des péchés commis pendant des reincarnations précédentes.

Sukha Sadhya et Krichchra Sadhya – selon le pronostic

  • Sukha Sadhya Viadhi – des maladies facilement guérissables ;
  • Krichchra Sadhya Vyadhi – des maladies difficilement guérissables.

Yapya et Anupakrama

  • Yapya Vyadhi – les maladies qu’on peut traiter ou entretenir. Ces maladies sont en général asadhya ou non guérissables mais le patient reste vivant grâce à la pratique de régimes alimentaires sains et un mode spécial de vie ;
  • Anupakrama ou Pratyakhyeya – les maladies qui ne peuvent pas être guéries ou impossibles à traiter. Les maladies qui ne peuvent être guéries par aucun traitement ou médicament où les organes sensoriels ont perdu leur capacité de perception et sont devenus faibles, le patient est devenu faible et épuisé et chez qui arishta lakshanas – signes de mort imminente apparaissent.

3 types de maladies :

Aadhyatmika, Aadidaivika et Adibhoutika Vyadhis.

Aadhyatmika Vyadhis

Dans ce contexte cela signifie que le corps est lié à l’esprit. Les maladies manifestées aux niveaux du corps et de l’esprit. Des maladies psychosomatiques tombent dans cette catégorie. Les maladies dues aux énergies non équilibrées (à la fois physiques et psychiques) entrent dans cette catégorie unifiant 3 types :

  • Adibala-pravritta vyadhis – les maladies causées par la morbidité des spermatozoïdes et de l’ovule. Les maladies héréditaires tombant dans cette catégorie sont héritées des parents.
    • Il existe également deux sous-types : Il s’agit de:
      • Matruja Vyadhis – des maladies venant de morbidité de l’ovule, héritées de la mère (maladies maternelles)
      • Pitruja Vyadhis – des maladies venant de morbidité du sperme, héritées du père (maladies paternelles).
    • Exemples de maladies Aadibala pravritta sont Arsha – hémorroïdes, Kushta – maladies cutanées, Rajayakshma – tuberculose, Madhumeha – diabète, Shwitra – leucoderme ou vitiligo et Apasmara – troubles de la mémoire, épilepsie.
    • Les autres maladies qui peuvent être inclues dans Adibala Pravritta sont cancer, lipome, hémophilie, hémicrânie ou migraine, eczéma, asthme, autisme, goutte, ostéogénèse imparfaite, associées à l’incompatibilité des tissus, rhinite allergique, chorée de Huntington, hystérie, myopie, dyschromatopsie, cataracte, hypertension, obésité, troubles hormonaux, ulcères peptiques, fissures palatales, fissures des lèvres, etc.
  • Janmabala Pravritta Vyadhis – les maladies apparaissant chez l’enfant à cause de l’alimentation et le mode de vie incorrects suivis par la mère pendant la grossesse et les étapes du développement du fœtus. Exemple de maladies Janmabala pravritta sont boitement, cécité, surdité, développement mental ralenti, bégaiement, nanisme ou ralentissement de la croissance biologique, etc.
    • Ces maladies sont manifestées de deux manières :
      • Des enfants développés incorrectement ou inhabituellement – ces enfants peuvent avoir des organes doublés, plus ou moins de doigts, obésité, des organes développés incorrectement ou insuffisamment, des déchirement du palais et des lèvres, absence d’anus, déformations en termes de la forme et de la structure des parties du corps et des organes, situation du cœur plus à droite, situation du foie plus à gauche, etc.
      • Des maladies dues à des infections de la mère, par exemple, syphilis, typhus, etc. Les maladies du nouveau-né pendant l’accouchement telles que traumatisme de la naissance, des infections, etc.
    • Janmabala Pravritta Vyadhis a deux sous-types de maladies :
      • Rasa krita – quand la mère consomme une saveur ou des aliments en excès, ces habitudes peuvent causer certaines maladies chez l’enfant. Ces maladies s’appellent Rasa krita vyadhis.
      • Par exemple, la consommation excessive seulement d’aliments de saveur sucrée provoque des maladies telles que prameha – le diabète, mookata – retard du développement mental ou sthoolata – l’obésité. La consommation excessive d’aliments de saveur salée cause vali – rides de la peau, palita – canitie prématurée, khalitya – perte des cheveux prématurée, etc.
    • De la même manière la consommation excessive d’aliments riches en saveurs aigres causera raktapitta – des hémorrhagies diverses, netra roga – des maladies des yeux, twak rogas – des maladies cutanées, etc.
    • La consommation excessive d’aliments épicés provoquera shukralpata – production réduite de sperme, snatana haani – avortement spontané, mort du fœtus dans l’utérus.
    • Une consommation augmentée d’aliments amers résulte en maladies telles que shosha – maladies dystrophiques de sous-alimentation, sécheresse du corps, nirbalata – perte de puissance, faiblesse, etc.
    • L’apport excessive de saveurs âpres provoquera karshya – sous-poids,  aanaaha – météorisme et udavarta- direction perturbée de l’énergie apana, etc.
    • La consommation excessive de Madhya – boissons alcoolisées provoquera trishna – soif, smriti nasha – perte de mémoire, unmada – folie, etc.
  • Dauhrida Apachara krita – la mère portant un enfant dans son ventre s’appelle Dauhrida ou « celle à deux cœurs ». Quand le cœur de l’enfant se forme et devient fonctionnel dans le ventre de la mère, les désirs de l’enfant se manifestent par l’intermédiaire de la mère. L’Ayurvéda insiste qu’on accomplisse toutes les demandes faites par la mère pendant la période Dauhridaya. Si ces désirs ne sont pas satisfaits, ils se manifesteront sous la forme de troubles physiques ou psychiques chez l’enfant. Ces maladies causées à l’enfant faute de l’accomplissement des désirs de la mère pendant la grossesse s’appellent Dauhrida Apachara Krita Vyadhis.

Adhi Daivika Vyadhis

  • Kala bala pravritta – les maladies qui surviennent en raison des variations anormales de la chaleur et du froid, de la pluie survenant dans les 4 saisons, 6 saisons à l’Inde sont appelés Kala bala pravritta vyadhis (maladies causées par la puissance des saisons). Elles sont de 2 types :
    • Vyapanna ritu kruta –  troubles causés par des fluctuations saisonnières anormales. Il existe 18 types de variations. En général, les saisons en Inde sont six. Elles sont Shishira – la fin de l’hiver, Vasanta – le printemps, Grishma –  l’été, Varsha – mousson, Sharad – l’automne et Hemanta – début de l’hiver. Des variations anormales des changements climatiques sont observées dans chaque saison en 3 formes :
      • Ayoga ou heena yoga – baisses de la température ambiante – exemple de moins de chaleur ou absence de chaleur en Grishma – la saison de l’été.
      • Atiyoga – hausse excessive de température ambiante – exemple : chaleur lourde et inhabituelle en Grishma – la saison de l’été.
      • Mithya yoga – changement brusque ou inhabituel de la température ambiante, exemple : absence de chaleur et de fortes pluies en Grishma – l’été ou changement de la température avec des pluies et du froid en été.
        • Ces 3 types de changements, c.-à-d., ayoga, atiyoga et mithya yoga, peuvent survenir pendant toutes les saisons. De cette manière 18 types de variations saisonnières sont formées.
          • Avyapanna ritu kruta – les maladies causées par le déséquilibre des énergies survenant d’une façon naturelle pendant les saisons différentes. Sans être associée à des variations saisonnières, la saison normale même affectera les énergies Vata, Pitta et Kapha par provoquant leur augmentation ou réduction qui, sans être équilibré par un régime alimentaire et mode de vie appropriés, des traitements et des médicaments, résultera en survenance de maladies. Chaque énergie est perturbée notamment pendant la saison destinée à son déséquilibre.
          • Vata s’accumule pendant Grishma – l’été, tout en étant déséquilibrée pendant Varsha ritu – la saison des moussons. Pitta s’accumule pendant Varsha ritu – la saison des moussons, étant déséquilibrée en Sharad ritu – la saison de l’automne.
          • Kapha s’accumule pendant Shishira – la fin de l’hiver, étant déséquilibrée en Vasanta ritu – le printemps.
        • Ces saisons d’accumulation et de déséquilibre des énergies sont responsables de leur perturbation. C’est tout naturel pour toutes, comme règle. Si le régime saisonnier et la discipline du mode de vie sont strictement respectés, ces perturbations ne progressent pas pour causer une maladie, se soulageant de façon naturelle pendant la saison suivante.
      • Daivabala pravritta – maladies causées par colère, malédictions, pratiques spirituelles incorrectes faisant mal aux autres, infections, maladies contagieuses, environnement pollué. Daivabala Pravritta vyadhis sont de 2 types :
        • Vidhyut Ashanee krita – maladies et/ou traumatisme causés par des désastres naturels tels qu’éclairs, coups de tonnerre, chute d’astéroïdes et comètes, etc.
        • Pishaachaadi krita – maladies causées par pishacha – forces surnaturelles sinistres tels que spectres, esprits, démons, etc. Ces maladies sont aussi classifiées dans 2 types :
          • Samsargaja – maladies causées par la présence de gens qui nous adressent des malédiction. Également si nous sommes à proximité ou contact direct avec des gens souffrant de maladies contagieuses.
          • Aakasmika – les maladies dont les causes ne sont pas connues et que surviennent brusquement.
        • Swabhaava bala pravritta – elles sont des expressions naturelles de l’organisme qui sont vues tous les jours. Mais elles peuvent être appelées maladies parce qu’elles nous tourmentent pour un certain temps avant d’être éliminées.
          • La mort est une chose naturelle (quand elle est naturelle), étant également swabhava praritta, manifestée grâce à sa nature. Swabhava bala pravritta signifie les maladies qui surviennent naturellement.
          • Exemple : faim, soif, sommeil, mort, etc., survenant à cause de la nature de l’organisme et appelés Swabhava bala pravritta.
          • Elles sont de 2 types :
            • Kaala Krita – troubles survenant à un temps approprié s’appellent Кааlа Krita Vyadhis. Par exemple: la sensation de faim quand il est temps de manger, s’endormir quand il est temps de sommeil, vieillir quand nous avons plus de 70 ans, mort quand le temps de la mort vient (après ce que nous ayons plus de 100 ans), etc., surviennent à cause de l’effet et l’influence du facteur du temps. Toutes ces maladies apparaissent quand il le faut, à un temps approprié comme prévu. Elles s’appellent Parirakshana Krita Vyadhis. Ces maladies apparaissent comme résultat du propre soutien de soi, en respectant correctement les règles et les principes du mode de vie et de l’alimentation systématiques.
            • Akaala Krita – troubles survenant à un temps inapproprié, c.-à-d., prématurément, s’appellent Akaala Krita Vyadhis. Ils sont dus à notre négligence et soins incorrects de nous-mêmes, quand nous suivons un mode de vie et des pratiques alimentaires inappropriés.

Aadhi bhoutika Vyadhis

C’est un type de trouble appelé Sanghaata Bala Pravritta Vyadhi. Ces maladies sont dues à des éléments de la nature.

Elles sont le plus souvent Aagantu rogas – maladies résultant de blessures, etc. Causes : un homme faible se bat ou combat contre un homme fort, traumatisme, attaque, blessure physique, etc.

Sanghata Bala Pravritta Vyadhis sont de deux types :

  • Shastra krita vyadhis – les maladies causées par des armes ou outils. Telles que blessure ou attaque par un bâton, morceau de bois, flèche, épée, pierres, armes, etc.
  • Shastra krita vyadhis – les maladies causées par l’attaque d’animaux. Les blessures causées par des morsures (dents), griffures (ongles), piqûres (cornes), empoisonnement (poison) d’animaux – Vyala.

Nija, Aagantuja et Maanasa Vyadhis:

  • Nija Vyadhi – ces maladies sont causées par des énergies perturbées à manifestation physique.

Par exemple:

  • Vataja Jwara – fièvre causée par le déséquilibre de l’énergie Vata
  • Pittaja Jwara – fièvre causée par le déséquilibre de l’énergie Pitta
  • Kaphaja Jwara – fièvre causée par le déséquilibre de l’énergie Kapha
  • Aagantuja Vyadhi – ces maladies sont causées par des microorganismes, air empoisonné, eaux polluées, incendie, traumatisme et autres causes externes.
  • Maanasa Vyadhi – ces maladies sont causées par des énergies perturbées au niveau psychique et mental. Cela arrive quand on ne reçoit pas ce qu’il lui plait, quand on reçoit ce qu’il ne veut pas, etc.

La classification est extrêmement grande, comprenant toutes les causes connues de l’apparition de troubles de la santé, d’inconfort ou d’un processus morbide à un degré faible ou grave.

Диагностика и лечение с Аюрведа | Ayurveda Clinic Bansko

Qui et quelles sont les méthodes de traitement d’après la médecine ayurvédique ?

Il est très important que les lecteurs comprennent que le but principal du médecin ayurvédique est d’équilibrer les aspects perturbés de l’action des trois énergies – Vata, Pitta ou Kapha.

La ligne directrice du traitement est dans deux directions :

  • Shodhana – principe d’élimination
  • Shamana) – pour équilibrer les énergies perturbées

La ligne de Shodhana

Elle consiste en moyens médicamenteux, des substances ou des thérapies éliminant une énergie particulière de l’organisme ou de ses parties séparées, par exemple :

  • Udharva bhag hara – faire sortir de la partie supérieure du corps, de la tête jusqu’à la zone de la partie inférieure de la poitrine. Le système respiratoire a donc la fonction principale ici. L’Ayurvéda utilise des méthodes telles que :
    • vomissement provoqué – vamana ;
    • garder de l’huile thérapeutique dans la région de la tête – shiro vasti.
  • Nettoyage des cavités crâniennes de la tête et de la zone cervicale, par versant de l’huile thérapeutique dans le nez – nasya.
  • Adhobhaghara – la région au-dessous de la partie inférieure de la poitrine.
    • Effet laxatif provoqué – virechan ;
    • Nettoyage de la zone du côlon par lavement – vasti.
  • Ubhayato bhag hara – élimination d’énergies des parties supérieure et inférieure du corps en même temps.

Ainsi apparaissent les trois possibilités à éliminer Vata, Pitta ou Kapha de l’organisme :

  • Vata – vasti ou thérapie de lavement
  • Pitta – virechan ou effet laxatif provoqué
  • Kapha – vamana ou vomissement provoqué

Shodhana chikitsa suit trois étapes d’action :

  • Purva Karma – préparation de l’organisme pour le nettoyage. Elle inclut les méthodes Snehana – huilage interne et externe de l’organisme et Svedana – des thérapies thermales provoquant le réchauffement et la transpiration du corps.
  • Pancha Karma – les cinq thérapies d’élimination (de purification) principales – vamana, virechana, vasti, nasya et raktamokshan.
  • Paschat Karma – thérapies et produits pour la réhabilitation après Pancha Karma.

La ligne de Shamana

Elle est liée à l’équilibre de l’effet perturbé des énergies individuelles. Cette méthodologie vise à améliorer l’effet d’Agni et le système digestif. On applique des médicaments agissant à renforcer la digestion et l’appétit, contrôler la faim et la soif augmentée, des exercices divers, bains de soleil ou simplement rester en grand air, etc. Shamana est souvent recommandé pour les périodes à basse température de l’air comme par exemple en hiver. Pendant cette saison les gens de physiologie corporelle faible, ayant des maladies, rétention d’eau, obésité, accumulation de toxines augmentée souvent reçoivent des recommandations pour ce type de traitement.

Shamana peut être appliqué :

  • Bahya samshamana – traitement externe par des poudres d’herbes, arrosage de mélanges thérapeutiques, des thérapies à huile d’herbes thérapeutiques – arrosage, frottement. On peut également utiliser le gargarisme, rinçage avec de l’huile thérapeutique.
  • Aabhyantara samshamana – traitement externe du corps avec des produits thérapeutiques à décomposer des toxines, des dépôts de graisse, des aphrodisiaques, renforçant l’immunité et détoxiquant l’organisme en cas d’attaques de poisons.

Shamana dispose de méthodes diverses :

  • Deepan – signifie littéralement éclairage. Ici, cela signifie le renforcement d’Agni (le feu digestif) pour créer de l’appétit. Deepan inclut la prescription du ghee à herbes thérapeutiques, apport de nourriture épicée et riche en graisses pour réduire l’énergie perturbée ou augmenter l’énergie affaiblie pour atteindre un état d’équilibre.
  • Pachan – incluant les méthodes de digestion de déchets toxiques appelés ama. Il y a des combinaisons d’herbes diverses qui aident à l’absorption de toxines non décomposées.
  • Kshuda Nigrah – signifie littéralement « tuer l’appétit ». C’est une technique de tromper sa faim. Une faim sélective générale est prescrite au patient pour équilibrer l’énergie de l’organisme. Pour éviter une énergie cumulative spécifique (telle que Vata), évitez la nourriture ou le mode de vie qui augmentent cette énergie. Le principe ayurvédique derrière Kshuda nigra est utilisé comme moyen pour rétablir l’équilibre de Tridosha. C’est très favorable à des maladies associées au système digestif.
  • Thrisha Nigrah – signifie littéralement « tuer la soif ». C’est une méthode de traitement des problèmes de rétention de l’eau de l’organisme. Ama accumulés dans le système rénal et urinaire sont absorbés de cette façon.
  • Vyayam – signifie un exercice physique. Des régimes spécifiques de Vyayam sont prescrits à des troubles tels que obésité, des problèmes digestifs, diabète, etc. Parfois ils sont combinés avec des médicaments pour obtenir des résultats optimaux mais il est préférable de les utiliser sans médicaments.
  • Atap Sevan – traitement thermique. Il inclut des bains de soleil pour des maladies de la peau, rhumatisme ou des conditions associées à l’arthrite. Ce traitement soulage l’énergie Vata.
  • Marut Sevan – traitement à air. La thérapie inclut l’application d’air frais, surtout pour le traitement d’asthma, des maladies liées à la tuberculose. D’après l’Ayurvéda, la respiration de l’air est prana ou vie. C’est une méthode pour améliorer la vie de l’organisme. La thérapie Shamana est pour tous qui n’ont pas les possibilités et/ou le temps de passer par la thérapie à Shodana (panchakarma). Les gens de conditions telles que tuberculose ne pourront jamais accepter shodan chikitsa parce que leur organisme ne saura supporter les mesures thérapeutiques.

 

Il y a un algorithme défini que le médecin ayurvédique doit suivre si un patient le visite.

  • Consultation individuelle avec le patient.
  • Détermination de Prakruti (énergie dominante à la naissance) et dosha (le déséquilibre dans l’état de l’énergie)
  • Recommandations visant à changer le mode de vie, pour réduire et corriger le déséquilibre des énergies menant au trouble de la santé – en régime d’alimentation et de mouvement, des prescriptions spécifiques individuelles.
  • Prescriptions de produits d’herbes thérapeutiques ayurvédiques.
  • Administration de thérapies ayurvédiques ou recommandation à se soumettre à des procédures Panchakarma.

 
Процедура „Такрадара“ | Ayurveda Clinic Bansko
Périodes d’application du traitement ayurvédique

L’effet minimum est de trois mois à une durée illimitée. En lisant attentivement la classification des maladies, on verra qu’il existe des conditions à traitement de maintien en vie imposant l’apport quotidien de produits à base d’herbes thérapeutiques ayurvédiques pour soulager la santé perturbée.

L’effet ayurvédique individuel étant l’élément le plus important, la période dépend, d’une part, de la compétence du médecin ayurvédique, le professionnalisme du thérapeute ayurvédique et l’assiduité stricte du patient en suivant le traitement administré sans le modifier à sa volonté ou sans la connaissance des spécialistes.

Quels produits ayurvédique sont pris pendant le traitement ?

On utilise de divers produits ayurvédiques qui sont préparés à partir d’herbes, des métaux ou minéraux, ainsi qu’une combinaison des trois.

Ils sont de deux types :

  • Médicaments ayurvédiques traditionnels – préparés d’après des recettes décrites dans les livres sacrés de l’Ayurvéda.
  • Des médicaments ayurvédiques propres – des formulations brevetées qui sont basées sur l’expérience du fabricant même ; ils ne sont pas fabriqués d’après les recettes ayurvédiques traditionnelles.

Types de médicaments ayurvédiques traditionnels :

  • Ark – distillat d’herbes. Par exemple: eau de roses (Gulab ark)
  • Asava et Arishta – liqueurs d’herbes fermentées naturellement.
  • Avaleh – une pâte sucrée ou marmelade d’herbes mélangées de sucre non raffiné, des jus sucrés ou de la décoction d’herbes.
  • Bhasma – une poudre très fine, préparée par cuisson de métaux, minéraux et d’autres substances à des températures élevées, résultant en la formation d’oxydes.
  • Churnam – herbes séchées moulues en poudre. La poudre est bien tamisée par des tamis fins, pouvant être mélangée avec d’autres ingrédients selon les recettes de textes indiens ayurvédiques.
  • Ghritam – beurre de vache clarifié thérapeutique enrichi avec des herbes.
  • Guggulu – comprimés faits à partir de résine de l’arbre Commiphora mukul comme ingrédient principal.
  • Kwatham – comprimés préparés à partir des décoctions d’herbes.
  • Kashayam – décoctions d’herbes.
  • Pak – pâte épaisse d’herbes.
  • Ras Rasayan – produits minéraux à herbes.
  • Tailam – huiles thérapeutiques à base d’herbes
  • Vati, Vatika – comprimés préparés à partir d’herbes ou minéraux ou tous les deux ensemble.
  • Gulika – comprimés en forme de balles préparés à partir d’herbes ou minéraux ou tous les deux ensemble.

 

Comment l’alimentation se modifie-t-elle ?

Les modifications de l’alimentation sont déterminées en fonction du degré de perturbation du feu digestif Agni. Selon l’idée de l’alimentation de l’Ayurvéda, il n’est pas important quels aliments vous consommez mais si vous pouvez les digérer et absorber. Après la consultation avec le médecin ayurvédique vous recevrez :

  • Des heures des repas – petit déjeuner, déjeuner, repas intermédiaire et dîner.
  • Quels sont les aliments que vous devez consommer dans le cadre des repas individuels.
  • Quels aliments sont recommandés à consommation libre, sans restriction.
  • Quels sont les aliments à consommer plus souvent et en plus grandes quantités.
  • Quels sont les aliments à éviter ou consommer rarement en petites quantités.

Comme dans notre médecine, l’Ayurvéda divise les aliments en :

  • Aliments d’origine animale – viande, poisson, œufs, produits laitiers et lait.
  • Aliments d’origine végétale – fruits, légumes, graines, noix, légumineuses.

En cas de troubles plus graves et faiblesse du feu digestif Agni, la plupart des aliments d’origine animale doivent être réduits ou abandonnés pour une période donnée, jusqu’à ce que la puissance de la digestion se restaure. Il est également possible de réduire certains produits d’origine végétale.

Un autre type de conseils concernant les modifications de l’alimentation sont déterminés par les six saveurs :

  • Sucrée
  • Aigre
  • Salée
  • Amère
  • Piquante
  • Âpre

Chacune des énergies Vata, Pitta et Kapha est équilibrée par des saveurs déterminées, pouvant en même temps être augmentée ou réduite par d’autres saveurs.

Les effets suivants peuvent arriver :

  • Aliments de saveur sucrée – réduisent Vata et Pitta, augmentent Kapha.
  • Aliments de saveur aigre – réduisent Vata, augmentent Pitta et Kapha.
  • Aliments de saveur salée – réduisent Vata, augmentent Pitta et Kapha.
  • Aliments de saveur amère – augmentent Vata, réduisent Pitta et Kapha.
  • Aliments de saveur piquante – augmentent Vata et Pitta, réduisent Kapha.
  • Aliments de saveur âpre – augmentent Vata, réduisent Pitta et Kapha.

Suivant ces effets, le médecin ayurvédique déterminera la modification de votre alimentation.

 

Qu’est-ce qu’on observe dans le processus de rétablissement ?

L’idée principale de l’Ayurvéda est la Santé, ça veut dire l’équilibre des trois énergies Vata, Pitta et Kapha. Leur déséquilibre résulte en la sensation de lourdeur, douleur, inconfort et un nombre de perturbations de la condition de l’organisme. Il apparait une instabilité émotionnelle, des troubles de la santé psychique – dépression, tristesse, désespérance.

Pendant le processus de guérison chaque organisme passe par des sensations variées strictement individuelles.  À noter : la sensation est ce qui est important pour l’Ayurvéda !

En premier lieu, la transition du déséquilibre à l’équilibre est associée à l’amélioration de la digestion. On observe alors un changement de la façon dont les aliments passent par le système digestif :

  • Sensation de légèreté dans la région du ventre après le repas
  • Baisse de la tension par les gaz formés dans l’intestin.
  • Règlement de la défécation – elle devient régulière et le gros intestin est complètement vidé.

Système cardiovasculaire :

  • La circulation s’améliore.
  • Les mains et les plantes froides se réchauffent.
  • Le teint de la peau change de pâle à incarnat.
  • Le pouls se stabilise.
  • La tension artérielle se normalise.

Tissu musculaire :

  • La puissance augmente.
  • La sensation d’endurance s’améliore.
  • Les réactions locomotrices s’améliorent.

Système locomoteur :

  • Les maux aux articulations diminuant, leur mobilité s’améliore.
  • La densité des os s’améliore si elle avait été réduite auparavant.

Système nerveux :

  • La conductivité des impulsions nerveuses s’améliore.
  • Au niveau psychique on commence à sentir la légèreté, la joie, le bonheur.
  • Les organes sensoriels commencent à fonctionner mieux – la vue est renforcée, l’audition est améliorée, le goût devient plus aigu et intense, l’odorat est renforcé, la sensibilité tactile de la peau s’améliore.

Système endocrine :

  • Les glandes à sécrétion interne commencent à fonctionner mieux.
  • Le déséquilibre hormonal est réduit.

Système reproducteur :

  • Le système reproducteur féminin – la menstruation devient régulière, des formations variées de l’utérus et des ovaires diminuent ou disparaissent. Les manifestations des symptômes de la ménopause sont réduites ou retardées. Si la femme est d’âge de reproduction, cette capacité est augmentée.
  • Système reproducteur masculin – la production et la qualité des spermatozoïdes s’améliorent. La libido s’augmente.

Широ Абянгам терапия

Une amélioration du fonctionnement de tous les organes et systèmes peut être observée en général au cours du processus de guérison.

La médecine ayurvédique est une approche holistique affectant intégralement tous les niveaux d’existence de l’organisme humain. Comme une médecine existant depuis plus de 5000 ans, elle porte une expérience et des connaissances énormes pour aider la santé humaine – sa prévention et son traitement respectivement.

Ses méthodes ayant été éprouvées au cours de millénaires, son efficacité a été prouvée plusieurs fois. La médecine ayurvédique n’est pas sujet à vérification, épreuves ou expérimentation, c’est justement ce qui détermine sa valeur et importance élevées pour l’humanité.